31 janvier, 2007

le maire de Plélo est-il un despote ?




petite citation pour commencer :


« .... nous devons prendre au collet le despote, quel qu'il soit, depuis le charretier qui maltraite un cheval jusqu'au roi qui opprime un peuple. «
HUGO, Actes et paroles, 2, 1875, p. 425.
(extrait du site internet: Le trésor de la langue française informatisé)



lire mon texte en se souvenant des articles 10,11,12

de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789




Vendredi dernier, j'ai voulu, comme la Loi m'y autorise, filmer la séance du conseil municipal.

J'en avais prévenu la mairie, bien que ce ne fut pas une obligation. Le maire a déclaré rapidement le huis clos pour débattre de la question puis à la reprise de la séance publique, il a indiqué que : " à l'unanimité, le conseil refuse d'être filmé "

Avant le passage à huis clos, quelques arguments ont étés échangés entre les conseillers, et comme certains me semblaient erronés, j'ai demandé après l'annonce de la décision si je pouvais répondre.

Le fait que le maire de Plélo m'ait si catégoriquement et sèchement refusé la parole alors que je la demandais calmement m'interpelle sur plusieurs plans.

Bien sûr, cela est de son droit.
Mais entre le droit et l'abus de droit, où est la frontière ?

En quinze années de présence au conseil municipal de ma commune, à titre de correspondant de presse jusque ces derniers mois, je n'ai JAMAIS vu que l'on refuse à une personne présente et concernée par un sujet de s'expliquer, ne fusse qu'une ou deux minutes.

Alors pourquoi me l'a t-on refusé ?

N'y aurait il pas là comme une différence de traitement manifeste entre les administrés de la commune ?

Quelque chose de particulièrement anti-constitutionnel en deux points, le non respect de la libre expression des opinions et le traitement (in)différencié des citoyens par l'administration ?


Mon maire est il un despote ?

Je livre à l'aulne de ce questionnement quelques pistes de réflexion :

Sachez que la liste de Patrick Lopin (mait[t]re de Plélo) a obtenu 21 des 23 sièges dès le premier tour des élections de 2001. Beau résultat que bien des maires français lui envieraient.

  • Une des toutes premières décisions de ce maire fut de refuser que le Conseiller Général du canton, par ailleurs l'un des deux rescapés de l'opposition, ait le droit de siéger 'de fait' à la communauté de communes (CdC).
  • Il ne lui a pas donné ce droit non plus en tant que l'un des cinq représentants de la commune à élire à la CdC.
  • Ce même maire m'a interdit de lui poser une question lors de sa réunion pré-électorale publique en 2001.

Il est vrai qu'il connaissait la question, c'est une des pierres d'achoppement entre nous deux, vous lirez sur d'autres papiers de ce blog l'intégralité de cette affaire qui concerne sa promesse de 1995 d'inscrire la devise de la République sur le fronton de la mairie, promesse renouvellée en conseil municipal en 2002. Promesse non tenue à ce jour !

  • Puis il y eu cette interdiction de filmer le conseil municipal en TOUTE CONNAISSANCE de l'illégalité d'une telle décision.

En toute connaissance, pourquoi ?

Premièrement parce que l'administration ne se gène jamais de nous rappeler que 'nul n'est sensé ignorer la Loi' ici c'est non sans malice qu'un administré le rappelle à son maire :) .

Deuxièmement parce que j'avais écrit un courrier cinq jours avant en allant jusqu'à indiquer dedans (ce qui ne fut pas lu en séance publique) le Journal Officiel et le numéro de page le rappelant.

Au passage, vous voudrez bien noter que l'un des deux motifs d'interdiction de filmer fut que 12 conseillers n'étaient pas prévenus. Cela voudrait donc dire que vous Lyonnais, Marseillais et autres citoyens de France, devez prévenir (avec accusé de réception ?) chacun des conseillers de votre commune (plus de 60 pour Lyon je crois) pour que votre demande soit recevable.

Je croyais bêtement que la mairie pouvait contacter les élus :), et je le rappelle, c'est par politesse que je les prévenais et non par obligation légale.

Le second motif de refus de filmer est que " La Préfecture n'a pas indiqué les droits et devoirs de chacun "(sic) suite à la demande de la commune.
On croit réver !


  • Le NON catégorique et réïtéré de mon maire à ma demande de prise de parole est pour moi le pire abus de pouvoir que ce dernier ai fait dans cette affaire, autant on pourrait faire semblant de croire qu'il ignorait vraiment la Loi, ce qui est absurde mais admettons, autant le fait qu'un maire, en séance pleinière démocratique refuse la parole à un citoyen est la meilleure preuve de son despotisme.

    Deux des trois journaux locaux ayant relaté la scène ont semble-t-il vu le coté vilain petit canard du 'perturbateur' qui a osé parler sans autorisation. Ils n'ont pas vu (ou pas voulu voir) que jusqu'à cette interdiction ABUSIVE et ANTI DEMOCRATIQUE je ne suis pas intervenu.

    Je pose donc la question suivante : entre des élus qui baillonnent ostensiblement la parole citoyenne et un citoyen qui tente désespérement de la faire entendre à ces mêmes élus, lequel des deux commet la plus grave insulte à la République ?

Il est vrai que lorsqu'un(e) administré(e) envoie un courrier au conseil, pour oser critiquer telle ou telle décision ou fonctionnement communal, la lecture de son courrier est pour le moins un moment « de détente » , en ce sens que railleries et moqueries sont vite de la partie, que ce soit sur le fond ou la forme du courrier, tandis que si l'on lit une lettre de remerciement ou félicitation ou une invitation quelconque, le sarcasme n'y a pas sa place.


Oui, je commence à comprendre que nos élus ne veuillent pas être filmés et retransmis en intégralité sur le Net, comme je le leur proposais.

Aux conseillers qui arguent que le fait d'être filmé risquerait de dénaturer les débats je réponds que :

si être filmé rend plus hésitants les conseillers à se moquer publiquement de tel ou te, ou bien les empêche de dire quelques inepties, alors vive la vidéo.

si par contre, la vidéo les bride tant que sur un sujet d'utilité publique ils n'osent pas s'exprimer, alors me semble-t-il, ils n'avaient pas à se présenter aux élections. On attend aussi d'un élu qu'il ait des convictions et sache les affirmer... fusse contre le courant 'majoritaire' :)

prochains textes sur ce blog :

  • Pourquoi tant de haine?
    où sans concession je narrerai ma version de ce que mon maire me reproche, et laisserai juge la raison de chacun d'évaluer la hauteur de la réponse qui m'est faite.

  • De l'abus du huis clos.
    Texte avec des rappels à la fois juridiques mais surtout historiques.





11 avril, 2006

Mais où donc la démocratie s'affiche-t-elle à Plélo ?

J'ai cherché, cherché, cherché, mais n'ai pas trouvé où se trouvaient les 6 mètres carrés de panneaux d'affichage libres prévus par la Loi pour notre commune.
Il y a bien deux panneaux, à l'intérieur du hall de la mairie... donc visibles 35 heures par semaines, mais leur consultation ne m'a pas semblé indiquer qu'il s'agissait là de panneaux d'affichage d'opinion.
De plus les nombreuses 'agglomérations' de Plélo éloignées de plus d'1 kilomètre du bourg ne disposent pas elles mêmes de ces panneaux, contrairement à ce que prévoit le décret d'application cité ci dessous.
Créer de nouvelles agglomérations dans la commune (telle que "la grenouillère" il y a peu de temps) induit les conséquences suivantes :
1) la traversée doit se faire à 50 Km / h ...ce qui est le but premier
2) La DDE n'a plus à payer la peinture au sol sur les départementales, mais la commune doit le faire ....
3) Si cette dernière est à plus de 1 km d'autres panneaux d'affichage, il faut lui en mettre (sauf erreur d'interpétation de ma part du décret suivant, que vous ne manquerez pas de m'indiquer en commentaire de cet article)

Voici donc la Loi et le décret :

Article L581-13 du code de l'environnement

"Le maire détermine par arrêté et fait aménager sur le domaine public ou en surplomb de celui-ci ou sur le domaine privé communal, un ou plusieurs emplacements destinés à l'affichage d'opinion ainsi qu'à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. Aucune redevance ou taxe n'est perçue à l'occasion de cet affichage ou de cette publicité.
En vue d'assurer la liberté d'opinion et de répondre aux besoins des associations, les conditions d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat en fonction du nombre d'habitants et de la superficie de la commune. Ce décret fixe une surface minimale que chaque catégorie de communes doit réserver à l'affichage défini à l'alinéa précédent.
Si dans un délai de six mois à compter de l'entrée en vigueur de ce décret, le maire n'a pas pris l'arrêté prévu au premier alinéa, le préfet, après une mise en demeure restée sans effet durant trois mois, détermine le ou les emplacements nécessaires. L'arrêté préfectoral cesse de s'appliquer dès l'entrée en vigueur d'un arrêté du maire déterminant un autre ou d'autres emplacements".

Décret d'application n° 82-220 du 25 février 1982

"La surface minimale que chaque commune doit, en vertu des dispositions de l'alinéa 2 de l'article 12 de la loi du 29 décembre 1979, réserver à l'affichage d'opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif est la suivante :
4 mètres carrés pour les communes de moins de 2000 habitants ;
4 mètres carrés plus 2 mètres carrés par 2000 habitants au-delà de 2000 habitants pour les communes de 2000 à 10000 habitants ;
12 mètres carrés plus 5 mètres carrés pour 10000 habitants au-delà de 10000 habitants pour les autres communes" .

"Le ou les emplacements réservés à l'affichage d'opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d'un kilomètre de l'un au moins d'entre eux.
Lorsqu'ils sont situés dans une zone de publicité restreinte, ces emplacements doivent être conformes aux prescriptions définies par l'acte instituant cette zone et applicable à la publicité. Leur surface totale ne peut toutefois pas être inférieure à 2 mètres carrés".

09 avril, 2006

Accès Handicapé ... mais pas trop !


Surprise l'autre jour, devant le bureau de Poste, on vient de remplacer les 3 marches par une rampe d'accès pour handicapé(e)s.
Jusque là, rien de bien étrange. Je dirais même plutôt BRAVO. Sauf que tant que vous ne regardez pas bien la photo ci dessus, vous ne pouvez pas comprendre ce que cette nouvelle a de bizarre.
Regardez bien !
Rien ne vous choque ?
je rappelle qu'il s'agit d'une rampe pour handicapé(e)s .... en fauteuil roulant par exemple.

Enfin de quoi se plaint-on ?
UNE seule marche qu'il reste... au lieu de 3.
Sûrement que la sommité technique qui a pondu celà, l'aura essayé des quatres roues de son fauteuil :)

Allez, encore un petit effort. on est en bonne voie !

au fait ... Combien ça a couté ?
question subsidiaire : on va vraiment payer ?

08 avril, 2006

Nouveau nom pour la communauté de communes



La communauté de communes de Châtelaudren Plouagat nous demande de participer à l'envoi d'idées pour un nouveau nom pour cet EPCI etablissement public de communauté intercommunale (ça veut dire CDC, en résumé).
En effet "Communauté de Communes De Chatelaudren Plouagat", c'est un peu long et comme qui dirait ....
pas très bandant :)

Vous trouvez que ça donne envie aux touristes de venir séjourner dans la communauté de communes de C........... vous ?
il faudrait trouver un nom qui donne envie de venir
c'est bien ça le but (presque) avoué ?
un truc un peu comme les côtes du NORD qui deviennent les Cotes de Porcs ...
ça pourrait être un truc comme :
La vallée du Leff
ou bien
Les Bords de L'Ic et du Leff
enfin un truc qui fait 'petite maison dans la prairie' quoi !
Bien que 'Bords de L'iC' , ça fait un peu bordélik hein ?
Bon, alors on change bords en Rives

les rives de l'Ic et du Leff
un peu long, encore ?

Ben, moi, j'ai une autre petite idée :
et si au lieu de Communauté de Communes de Châtelaudren Plouagat on s'appelait plutôt:

CCCP

C'est pas mal ça:

CCCP

et bien chargé d'histoire ( :-) )
en plus ce n'est plus utilisé que par quelque club de poêtes de Cambridge (Angleterre) qui ne nous en voudrait pas.

manquerait plus que le nouveau logo (rouge bien sûr) où l'on pourrait remplacer la faucille et le marteau par la truite et la meule de paille pour faire plus touristique.

Vous imaginez un peu,
dans la liste de tous les EPCI de France, nul doute que CCCP ça se remarquerait et que ça en intriguerait plus d'un

Bon, moi ce que j'en dis ....


PS: pour ceux qui auraient déjà oublié la signification de " CCCP "
http://fr.wiktionary.org/wiki/CCCP

07 décembre, 2005

pleloposition, quel nom étrange !



PleloPosition
de quoi s'agit-il ?
d'une nouvelle position que le kamasutra n'a pas osé publier ?
faut voir .

Non, sérieux, Plélo pour ceusses qui ne le savent pas c'est un petit (pour l'instant) bled des anciennes Cotes du Nord , donc des Cotes de Porc selon leur nouvelle appellation et ça en est même la capitale historique des cotes de porcs.
Oui oui, vous mangez de bonnes cotes de porcs ce soir et bien elles ont statiquement pas mal de chance de provenir de Plélo.
On est content, hein à Plélo d'habiter une capitale.
Sauf que nous on en a surtout l'odeur et les nitrates... Mais c'est une autre histoire.
En fait ce qui me plait à Plélo, c'est d'être l'unique "opposant" à la politique que mène la commune depuis des années, à savoir la création d'une énième cité dortoir.
Si, si, ce n'est pas par modestie ou son contraire que je prétends être l'unique opposant, c'est bien parceque c'est vrai.
Il y a deux bonnes raisons à cela.
La première c'est que l'on n'entend aucune opposition aux décisions de la commune depuis des années, et la seconde est encore plus simple c'est qu'il n'y a pas d'opposition, et pour en arriver là, la recette est hyper simple, suffisait d'y penser, je vous explique.
Vous mettez un maire dit " de gauche" et vous le laissez mener une politique franchement de droite à tous niveaux, et bien c'est gagné.
La gauche, elle est contente car elle a son maire qui lui n'est pas un horrible conservateur-agriculteur comme ses prédécesseurs et la droite est encore plus contente car elle en obtient plus qu'elle n'aurait jamais espéré en demander ni en avoir .
Je vous détaillerai tout cela dans ce blog au fur et à mesure des prochains évènements.
Avec bien sûr quelques rappels historiques et surtout la possibilité que vous avez de m'expliquer en quoi je me trompe, à la suite de chacun de mes messages. Je dois bien me tromper quelque part puisque je suis le seul à " m'opposer ".
Et comme l'un des principaux reproches que je fais à mon maire est de se moquer allègrement de la démocratie (j'y reviendrai bien sûr), je ne vais pas faire comme lui en vous empéchant de vous exprimer, n'est-ce pas ?
Alors, à vos claviers, 'DISEZ vos idées' ci-dessous, les commentaires seront intégralement publiés, après que je les ai validés. Vu que si je dois me retrouver au tribunal pour ce blog, je préfère que ce soit pour mes seuls propos et non pas ceux de commentaires qui ne seraient miens.

Bonne Lecture.

il est l'or, monseignor !