30 avril, 2008

De la servilité ordinaire

J'ai été assez amusé ces derniers temps de l'attitude de nos deux correspondants de presse locaux prénomés Pascale pour Ouest-France et Alain pour l'écho-de-l'Armor-et-de-l'Argoat.

Ces deux là, un an plus tôt faisaient leurs gros titres et même les affiches dans la rue du vidéaste amateur (moi) ou perturbateur (moi aussi) qui avait le culot dérangeant de vouloir filmer le conseil municipal de Plélo.

Autant ils stigmatisaient mon attitude quasi 'inadmissible', autant ils ne disaient pas le moindre mot de l'attitude illégale et parfaitement déplacée du maire de Plélo à mon égard.

Bon, on va dire, comme le prétend Alain que je n'ai pas su lire entre les lignes ce qui n'y était pas écrit.

En tout cas, ce qui ne fut jamais écrit de leur part à tous les deux, Pascale et Alain, c'est le fait que lors du premier conseil intercommunautaire de Châtelaudren - Plouagat au début du mois d'avril 2008, j'y ai filmé sans la moindre anicroche ou réflexion de la part des élus (qui un an plus tard savaient enfin qu'il était illégal de l'interdire) l'intégralité de ce conseil, en leur présence à eux deux, Alain et Pascale, puisque j'étais placé à environ 2,50 mètres à coté d'eux :)

Non, là, pas un petit mot dans leur compte rendu.

Pourtant il s'agissait bien d'une réelle nouveauté.

Mieux ! C'était l'épilogue de la belle série qu'ils nous avaient servi un an plus tôt.

Mais là, pas d'opposition (illégale) des élus alors l'information ne méritait ni gros titre, ni manchette, ni même un entre-filet !

Et dire que certains portent le discrédit sur la profession de journaliste au regard de son attitude envers Nicolas S (voir la conférence du 8 janvier).

Moi j'affirme qu'il n'est pas besoin d'avoir une carte de journaliste, celle de correspondant local de presse sur le secteur suffit bien pour être labéllisé 'la voix de son maître'.

Bien sûr, chaque correspondant est libre d'écrire ou de ne pas écrire ce qu'il veut. Mais chacun aura compris, sauf Pascale et Alain semble t il, qu'une telle différence de traitement d'un même événement ne relève pas à proprement parler de l'honnêteté intellectuelle.

S'agit-il de simple couardise ordinaire ?

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il est l'or, monseignor !